Etats-Unis/Iran : Et si le meilleur accord était l’absence d’accord?

 

Photos: Le président Donald Trump et la maquette de son Arc de triomphe à construire à Washington DC 



Sourcehttps://fr.euronews.com/culture/2026/04/13/ecoeurant-le-projet-d-arc-de-trump-de-donald-trump-fait-scandale-en-ligne


Titre long: Pour une fin de guerre entre Etats-Unis/Iran : Et si le meilleur accord était l’absence d’accord?

Je voudrais donner des conseils gratuits au gouvernement américain pour mettre fin à sa guerre de choix qu’il a dangereusement et sans analyses stratégiques, provoquée contre l’Iran. Par conséquent, l’Iran se révèle et constitue aujourd’hui une découverte pour le monde, voire une révélation militaire historique du XXIème siècle. Si Dieu le veut, je reviendrai dès que possible à une certaine période donnée sur l’art de la guerre iranien. Ça sera passionnant ! En attendant, je voudrais prévenir les États-Unis, qu’ils perdent leur temps, espace, ressources et énergie pour rien dans une guerre non provoquée contre l’empire perse. Une guerre non provoquée se qualifie ainsi lorsqu’un conflit armé est déclenché par Un Etat contre un autre sans justification valable ni agression préalable de la part du pays attaqué, en violation de la Charte des Nations Unies, Chapitre VII. Les Américains par le crime d’agression de leur gouvernement, ont essayé et se sont brisés sur le rock iranien. Il est temps pour eux de rentrer à la maison bredouille. Ce n’est pas encore la fin du monde. Maintenant que le gouvernement américain connaît la vérité du champ de bataille contre l’Iran, vaut mieux reculer et se retirer dignement avant qu’il ne soit trop tard pour lui et le monde. Plutôt qu’insister dans l’erreur stratégique pour perdre honteusement et définitivement la face et la guerre. À ce niveau du conflit déclenché depuis le 28 février 2026, il n’y a eu de vainqueur ni de vaincu entre les États-Unis et lIran. Certains analystes militaires penchent beaucoup vers la victoire iranienne sur l’armée américaine. A cet instant pour moi, le score de la guerre est zéro-zéro. L’évaluation militaire de la situation continue jusqu’à la fin de la guerre. Le grand perdant c’est vraiment Israël ; sa défaite est lourde, cuisante humiliante et stratégiquement irréversible. Point final ! À la ligne.

Que doit faire maintenant le gouvernement américain ? Quadrature du cercle ! Vu l’abyssale vallée qui sépare physiquement, mentalement, culturellement les Iraniens et Américains, ils n’ont pas besoin de signer un texte d’accord pour se dire au revoir, mais établir peut-être un téléphone rouge entre les deux gouvernements. S’il y a vraiment un accord à négocier pour mettre fin à la guerre Iran/Etats-Unis, Israël, cela ne regarde que deux principaux gouvernements. Il s’agit du gouvernement israélien et du gouvernement iranien ; une fois qu’ils s’accordent sur un traité de paix, cela s’imposera au troisième, c’est-à-dire au gouvernement américain qui mène en réalité une double sale guerre directe et par procuration contre l’Iran au nom de l’Israël. Un accord Iran/Etats-Unis serait nul et non avenu sans participation de l’Israël qui, connaissant son mental par l’étude de l’Ancien testament et le Nouveau testament de la Bible, se comportera comme si l’accord n’a jamais existé entre les deux premiers. En effet, les Juifs sont très durs à cuire. Aux Américains après leur échec monstrueux, de plier bagages pour rentrer chez eux et laisser les populations du Moyen-Orient régler leurs différends. 

 

1 - Les souverainetés ne s’obligent pas à se lier par un accord

L’Iran et les États-Unis semblent existentiellement incompatibles, encore que cela date de longtemps, de plusieurs générations historiques. En pré-guerre depuis 1979, un traité de paix entre les deux pays ne peut pas tomber du jour au lendemain sur demande américaine sans consentement israélien. Voilà le sphinx politique insoluble par la seule volonté du président Donald Trump. Toutefois un cessez-le-feu ou mieux un armistice peut se conclure oralement ou par écrit entre les deux belligérants pour arrêter les hostilités. Et s’essayer une raisonnable période de paix, au sens d’absence de guerre ou d’agression. Il faut du temps, au moins une nouvelle génération entre les deux nations, iranienne et américaine pour changer la donne diplomatique. En attendant, il n’y aura pas de miracle tant recherché par le président Donald Trump dans sa guerre de choix contre l’Iran. Complément

Le président Trump, qui se prend pour le conquérant mongol Gengis Khan incarnation américaine, rêvait d’une grande victoire écrasante contre l’Iran. À cet effet, il projetait la construction à sa gloire du plus grand Arc de triomphe du monde à Washington en supplément à la construction en cours de la plus grande salle de bal d’un palais présidentiel à la Maison Blanche pour fêter ses victoires militaires. Surtout célébrer la victoire américano-israélienne sur l’Iran. Patatras ! Chute stratégique brutale du président Donald Trump, effondrement catastrophique de l’armée américaine face à l’empire perse. Et maintenant ? Que le président Donald Trump cesse d’être commandé par ses hormones à la place des neurones, de la raison, du cœur et de la civilisation.

 

2 - Guerre Etats-Unis contre l’Iran : Et si le meilleur accord était l’absence d’accord

J’ai un message pour le gouvernement américain. L’Iran ne capitulera jamais quelle que soit la nature de l’escalade militaire américaine, verticale jusqu’au nucléaire ou horizontale en attaquant toute la géographie, toute la démographie, toute l’histoire, toute l’économie, toute la civilisation iranienne, jusqu’à même la coalisation de toutes les armées de l’Occident contre l’empire perse. Ça ne marchera pas ! Concernant l’autre mensonge, à savoir un accord Iran-USA pour mettre fin à la guerre, personnellement, je ne crois pas. De lIran, ce que les États-Unis n’ont pas pu obtenir par la guerre, ils ne pourront jamais l’obtenir par la diplomatie ou par les négociations ou encore par un accord. Tout le monde le sait, les conditions pour un accord entre deux parties se rapportent d’abord à la confiance donnée réciproquement, alors que dans notre cas, l’impossible loyauté à obtenir de l’autre camp trouble les négociations ; puis l’égale souveraineté des deux parties se brisent contre l’auto-suprématie américaine, ensuite la cause de l’accord entre les deux pays met en péril l’existence même de l’Iran, enfin l’équilibre des forces opposées demeure non reconnues par l’exécutif américain. Quelle peut être la solution face au sphinx stratégique posé aux belligérants ? Chacun reste chez lui sans s’aventurer dans la cour de l’autre ou sans s’immiscer dans les intérêts d’autrui. 

L’hypothèse la plus probable reste la suivante : le meilleur accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre devient l’absence d’accord. Pourquoi elle tient parfaitement la route ? Parce que l'absence d'accord contraignant, véritable solution paradoxale la moins mauvaise pour les deux camps, peut effectivement être le meilleur scénario de sortie de crise. L’absence d'accord serait pour l'Iran un moyen de garder sa souveraineté totale en regagnant le concert des nations par l’usage des relations internationales libres. S’agissant des États-Unis, cela leur évite le piège militaire et budgétaire trop coûteux face à l’obligation légale de protéger l'Israël. Dans les faits, l’Iran et les Etats-Unis pratiquent déjà cette absence d'accord depuis 1979.

 

Conclusion

L'absence d'accord entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin sans protocole à leur guerre, représente le moindre mal, car permet aux deux superpuissances militaires qui ne se font pas confiance de se respecter au moins, sauver la face et ne plus se chamailler tout le temps. Pour que le monde passe à l’économie et au commerce. Chacune des superpuissances maintiendrait sa dissuasion comme il veut dans le cadre du droit international, l’Iran au moyen de son missilisme balistique en plus de son ambiguïté nucléaire stratégique ; les États-Unis à leur tour au moyen de leurs forces conventionnelles et nucléaires. L’équilibre sur un fil, souvent fait de surveillance réciproque, apparaît paradoxalement plus solide parfois, qu’un accord parfait et satisfaisant jusqu’au prochain coup d’épée soudain dans le dos du camp adverse par un autre. C’est le propre des gouvernement anglo-saxons; et je précise, pas les peuples anglo-saxons que j’ai suffisamment côtoyés pour les reconnaître très généreux et aimables comme les autres populations du monde. Parenthèses fermées ! L'accord idéal entre l'Iran et les USA ne serait pas alors un accord formel pour le moment, mais peut-être une ligne téléphonique rouge informelle entre le guide de la Révolution iranienne et le président américain pour désamorcer d’éventuelles graves crises qui peuvent surgir à tout moment. En évitant que l’absence de dialogue ne devienne un jour du cataclysme.

 

ALEZA Sohou, Université de Lomé


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