Appel à contribution à une étude de projet pilote pour le développement endogène au Togo
Photo 1 : L'auteur dans son village
Source : Ressources personnelles.
1. Introduction-contexte-justification
Carte 1 : Bloc géographique Djamde, Sanda-Afohou, Sanda-Kagbanda –BGDSS
Source : Aléza Sohou/Faya Lémou, 2024.
Avant toute innovation
d’une parcelle de secteur économique, la formation du capital humain, les
moyens de production, les infrastructures, les structures, les superstructures,
etc… s’avèrent indispensables. Pour en arriver là, le diagnostic de la
situation d’une région d’intervention ciblée s’impose. Le diagnostic consiste
en une recherche-action participative, ouverte et inclusive réunissant tous les
acteurs du BGDSS identifiables au plan central, régional, préfectoral,
municipal et local. Une équipe pluridiplinaire mènerait d’abord la collecte de
l’existant et des éléments d’expérience en matière de l’aménagement du
territoire, de la formation agricole, d’élevage et de pêche et plus précisément
dans les trois cantons de Djamdè, Sanda Afohou, Sanda Kagbanda depuis
l’indépendance jusqu’à nos jours avant de se livrer à la prospective et au
recensement d’informations nouvelles par enquête quantitative et qualitative
sur fond d’appui d’une revue de documentation produite dans le domaine du
développement endogène par l’agriculture, l’élevage et la pêche. Les préalables
déboucheront à la rédaction d’un programme de développement endogène par
l’offre de formation technique et professionnelle à la population, en
particulier à sa jeunesse avec bien sûr une proposition de ses structures de
fonctionnement, de ses instruments politique, juridique, d’application et de
stratégie de mobilisation des ressources pour le succès du programme du
développement du bloc géographique Djamdè, Sanda Afohou, Sanda Kagbanda.
2.1 – Identification des acteurs et structures impliqués dans le processus de transformation du BGDSS
L’identification
des acteurs et structures publics en plus privés à impliquer dans le processus
de transformation du BGDSS aide à la collecte des données et information déjà
existantes. En effet, il subsiste dans les
structures locales, régionales et nationales une pléthore d’informations,
depuis le fichier des chefs de canton, de village, des cadres civils et
militaires, des députés à l’Assemblée nationale originaires du bloc
géographique, jusqu’aux étudiants ayant rédigé leur mémoire sur les phénomènes
socio-économiques et politiques de la localité. Ces informations sont rarement
répertoriées et le moment devient opportun pour le faire malgré des difficultés
d’accès aux données. De plus, elles doivent être vérifiées, triées, traitées,
interprétées et stockées. Les données présentant un grand intérêt pour le
diagnostic du développement endogène de la région rejoindraient un registre
thématique conséquent.
On peut aussi s’épargner
d’investir beaucoup dans la recherche en faisant l’inventaire spécifique au
BGDSS, à extraire des rapports internes des services publics sur l’éducation,
la formation technique et professionnelle, l’aménagement du territoire et
l’inventaire des études sous-sectorielles antérieures dans le domaine du
développement endogène par l’agriculture, l’élevage et la pêche avant d’entamer
le diagnostic du milieu relatif au bloc géographique. En effet, de telles
études sous-sectorielles ont été réalisées par des étudiants-chercheurs en
Master et Doctorat. Parfois elles sont difficiles d’accès pour des raisons
variables ; dans d’autres cas la qualité et la fiabilité de certaines
données qu’elles contiennent paraissent douteuses. Il semble de toutes façons
important de connaître d’éventuels résultats de travaux de recherche antérieurs
sur le bloc géographique et de procéder à une revue critique de la littérature
sur la région.
2.2
– Recensement des besoins en matière
de développent endogène du BGDSS
Le recensement des besoins en matière de développement endogène du BGDSS exige la recherche d’informations nouvelles et pertinentes concernant l’ensemble du programme. Une fois déterminées, les informations supplémentaires à recueillir, le groupe ou l’équipe pluridisciplinaire aura à choisir parmi toute la panoplie des méthodes de recherche en sciences sociales et même de nature (observations empiriques, entretiens, enquêtes, études) et les techniques à utiliser pour compléter les données d’expériences déjà existantes.
Est-il ou non avantageux d’analyser un échantillon représentatif de l’univers géographique ciblé sur certaines questions clés du développement endogène de la localité ? C’est surtout une question de coût par rapport aux ressources disponibles du programme BGDSS. Il apparaît souvent possible de tirer des conclusions sérieuses d’une enquête restreinte ou d’un nombre limité d’entretiens, lorsque le but revient à élucider une question pointue, par exemple d’ordre politique préalable à la mise en œuvre du programme de développement du bloc géographique. Au contraire, dans le cas d’une analyse des besoins en matière de développement socio-économique endogène de la région où des problèmes très variés s’imposent à aborder, il vaut la peine de choisir une série de terrains d’enquête couvrant des environnements divers, par exemple un échantillon représentatif des populations locales situées dans les différents cantons du bloc géographique. La collecte des données nécessite d’être très soigneusement coordonnée. L’approche permet, non seulement d’économiser des ressources, mais aussi de comparer et de combiner les données concernant l’accès à l’agriculture mécanisée, à l’élevage amélioré, à la pisciculture moderne par les ménages. En effet, toutes les informations pertinentes issues de la localité alimenteront dans une certaine mesure le programme. Il s’agit des informations socio-économiques, des talents des élèves du milieu, des informations sur les débouchés des formations reçues dans les collèges et lycées agricoles, d’élevage et de pêche, du comportement du marché de l’emploi, de l’effet des transformations attendues sur la nomenclature des métiers dans le bloc géographique, de la valeur de l’éducation technique et professionnelle, etc… relatives à l’entité sociale ou provenant des établissements, des diverses collectivités locales d’autres régions à des fins de comparaison. Le rapprochement de données relatives à des aspects différents de pratiques agricoles, mais relevant du même univers permet souvent de mieux comprendre la valeur ajoutée du BGDSS. Les informations collectées doivent subir un dépouillement, des traitements variés avant de pouvoir être analysées interprétées par le biais de :
- Confection
de tableaux ;
- Etablissement
de séries chronologiques ;
- Agrégation
ou désagrégation des données ;
- Estimations ;
- Calculs
de ratios ;
- Calcul
de moyennes, d’écarts types, de taux de croissance, d’indicateurs pertinents de
toute nature ;
- Mise
en évidence des tendances ;
- Comparaison ;
- Préparation
de graphiques et de cartes, etc.
Les différents
traitements statistiques contribueront à mieux comprendre la situation actuelle
du BGDSS.
La plupart des personnes ressources participant au diagnostic du développement d’un bloc géographique pour en ressortir l’état de lieu, peut en général être des entrepreneurs privés, des fonctionnaires, des cadres civils et militaires proches de l’Administration centrale, de l’Exécutif et de l’Assemblée nationale dont les avis et propositions paraissent souvent importantes et se révèlent comme effets de futur soutient éventuel. Cependant, il est souhaitable que leur vision du système de développement endogène soit confrontée positivement avec les opinions des forces vives qui travaillent quotidiennement sur le terrain (populations, parents, élèves, étudiants, enseignants, corps médical, leaders religieux, commerçants, employeurs locaux, personnes ressources, etc.). Il importe en effet de vérifier si le groupe ou l’équipe de chercheurs a correctement identifié les problèmes que les masses populaires et des élites locales considèrent comme fondamentaux ; ou si les solutions que le groupe ou l’équipe de négociateurs propose se présentent réalistes et susceptibles de résoudre les problèmes de pauvreté, de misère, d’inégalités, etc… qui menacent la survie et l’autosuffisance des populations, ou encore si les solutions doivent être revues à la lumière de l’expérience des partenaires externes réellement solidaires du programme de développement endogène du BGDSS.
2.4
– Elaboration d’un document stratégique de mobilisation des moyens et de la
mise en œuvre du
programme de développement endogène du BGDSS
Dans l’analyse sous-sectorielle du développement endogène du BGDSS, la documentation amassée au cours de la recherche-action apparaîtrait trop volumineuse pour être assimilée par les autorités politiques, la diaspora du milieu et les partenaires extérieures du fait de leur agenda chargé. Les problèmes identifiés peuvent être nombreux et se répéter souvent, avec des variantes dans l’apport-contribution de plusieurs acteurs différents. Il s’avère indispensable de remettre en forme et fond l’ensemble de ces contributions détaillées, en mettant en exergue les informations capitales sur le développement endogène du BGDSS, en regroupant les différents problèmes par type ou niveau d’innovation inductive et en les classant. A cet effet, on peut organiser des sessions de présentation et de discussion des problèmes, ainsi que des exercices d’établissement des priorités. Ces exercices nourrissent l’élaboration du document stratégique de mobilisation des moyens et ressources pour résoudre les problèmes de fond soulevés par l’ensemble des acteurs en lien avec le BGDSS en vue de permettre la mise en œuvre du programme de développement endogène par la révolution verte agricole, d’élevage et de la pisciculture. Le document de synthèse apportera de la clarté avec la formulation des problèmes par ordre de priorité et par thème essentiel.
Une fois que les forces
et faiblesses du bloc géographique seront relevées, le fondement légitime pour la préparation du plan stratégique de
mobilisation des moyens et de la mise en œuvre du programme de développement
endogène se trouve renforcé. Ce qu’il ne faut pas perdre de vue, reste la
principale stratégie contenant l’effet de boule de neige, à savoir le
redressement de l’industrie de la production de la qualité du capital humain
local par la mise au centre des populations, d’ailleurs coutumières du travail
de la terre, les collèges et lycées agricoles, d’élevage et de pisciculture
vraiment fonctionnels.
2.5
– Détermination de la forme de structure du programme de développement endogène
du BGDSS
La consultation des populations servant en même temps d’un début de sensibilisation et de conscientisation pour l’intérêt du développement endogène, l’enquête de terrain couvrant cadres civils et militaires, diaspora et autres partenaires du programme déterminent par avance la forme finale de la structure en charge du développement endogène du BGDSS à peaufiner si nécessaire au fur et à mesure de la maîtrise des problèmes complets liés aux aspects organisationnels du succès efficace et efficient des objectifs des projets interconnectés du programme. Il apparaît nécessaire que la représentation de la forme de la structure en charge des activités concrètes sur le terrain soit complétée forcément par les plans de ceux qui y travaillent quotidiennement aux niveaux local, régional et central en lien avec le bloc géographique. Les opinions des principaux partenaires du programme, à savoir les agents publics et privés du milieu, leaders religieux, groupements de coopérative et autres éclaireront la forme définitive de la structure de pilotage du développement endogène du BGDSS. L’organisation de séminaires locaux, cantonaux, régionaux et nationaux de restitution réunissant les leaders du bloc géographique, la diaspora, cadres civils et militaires, hommes politiques favorables au programme et partenaires extérieurs, conduit souvent à l’amélioration substantielle de ladite structure du pilotage du BGDSS.
La masse critique d’informations, de données recueillies sur le bloc géographique en plus de l’analyse et l’interprétation faites pendant le diagnostic du développement endogène permettent largement de procéder à la rédaction des propositions d’instruments politiques et juridiques relatifs à l’organisation et au fonctionnement du développement endogène du bloc géographique.
2.7
– Mobilisations des différents acteurs
autour du programme
La mobilisation des différents acteurs autour du programme du BGDSS commence dès la collecte des données, l’identification des problèmes et l’appropriation des perspectives de solution pendant les différentes étapes des travaux de recherche-action. S’il apparaît relativement aisé de réussir le traitement quantitatif des données, il n’est pas toujours aussi facile d’aboutir ensemble à l’identification des problèmes. Par exemple, un cadre issu du milieu considérera la construction des marchés couverts dans les cantons comme indispensable, car il pensera seulement à sa signification économique, mais il ne verra pas immédiatement que les infrastructures des marchés couverts suivront plus tard les résultats d’activités des entreprises du capital humain rendu compétent par les collèges et lycées agricoles dans le domaine de l’agriculture, l’élevage et la pisciculture. La stratégie de développement endogène par les établissements d’enseignement technique et professionnel de ce genre nécessite de démontrer les effets du programme du BGDSS sur la fixation des populations sur leur terre d’origine. Une telle démonstration fournit une raison supplémentaire de mobiliser les différents acteurs autour du programme dès l’identification des problèmes qui assaillent l’organisation, l’administration et la gestion des collectivités locales de la zone géographique. L’identification et la formulation des problèmes deviennent aussi des étapes du diagnostic du développement endogène où le recours et la mobilisation des différents acteurs semble probablement le plus crucial pour assurer l’exécution du programme d’innovation du bloc géographique.
Bien que le diagnostic du
développement endogène n’ait pas pour fonction d’apporter des solutions
définitives aux problèmes définis, il apparaît souhaitable que le groupe ou
l’équipe de la recherche-action propose certaines voies de réformes sociales,
économiques et politiques à explorer avec les différents acteurs internes et
externes en lien avec le bloc géographique. Pour les cadres civils et
militaires, la diaspora, les députés à l’Assemblée nationale, les membres du
gouvernement pouvant soutenir le programme du développement endogène du BGDSS
auxquels sont soumis les résultats de l’étude, il est souvent difficile
d’accepter un rapport théorique même de qualité sans la moindre prise en compte
des avis de ces acteurs majeurs. Les points forts du système de développement
endogène fondés sur l’expérience des chercheurs et auteurs sur la question
doivent être identifiés aussi bien que ses problèmes à relever par le groupe ou
l’équipe de recherche. Si les faiblesses du développement endogène du BGDSS
méritent d’être critiquées, l’exposé des moyens de les corriger avec l’apport
des différents acteurs majeurs maintient l’espoir du succès de la prochaine
innovation du développement endogène. Et cet espoir incarne l’essentiel quand
il s’agit de proposer de façon participative de nouvelles voies d’évolution du
BGDSS.
D’autres part, ce serait
une perte considérable de ne pas intégrer dans le diagnostic du développement
endogène, les opinions intéressantes exprimées par les spécialistes de la
question et les partenaires potentiels du programme du BGDSS à rencontrer au
cours des travaux de recherche sur terrain. Ainsi selon l’expérience, la règle d’or peut être formulée en ces
termes : pas de solutions aux problèmes sans la participation des acteurs
internes et externes concernés, mais pas de recommandations d’innovation
sociétale sans une présentation claire par le groupe ou l’équipe de
recherche-action des problèmes soulevés pendant le diagnostic du développement
endogène du bloc géographique en question.
Pour la catégorie d’autres acteurs importants, la pratique montre que l’organisation de séminaires locaux, cantonaux et nationaux regroupant la diaspora, les cadres civils et militaires issus du milieu, les acteurs majeurs des grandes institutions publiques favorables au programme de développement endogène du BGDSS et les partenaires externes capables de soutenir l’initiative locale, organisation au cours de laquelle les rapports préliminaires du diagnostic du développent endogène sont examinés, cela conduit à une amélioration substantielle des résultats de l’analyse de l’expérience du développement endogène, en général et en particulier celui du bloc géographique du BGDSS.
2.8 – Ouverture du dialogue politique
La mobilisation des
acteurs supérieurs du sommet de l’Etat tout autour du programme du
développement endogène du BGDSS par l’ouverture du dialogue politique devient
cruciale. Au terme du diagnostic du programme de développement endogène du bloc
géographique suggérant l’implantation centrale des collèges et lycées
agricoles, d’élevage, et de pisciculture, le groupe ou l’équipe de négociateurs
disposerait de la matière scientifique pour ouvrir le dialogue politique sur
l’issue finale du programme de développement endogène du bloc géographique
Djamdè, Sanda Afohou et Sanda Kagbanda. A cet égard, il n’existe pas de règle
générale, car les canaux décisionnels varient d’une période à l’autre dans le
pays et dépendent des circonstances du moment à saisir ou pas. Il est cependant
important de mettre à profit toutes les occasions d’informer d’abord les
principales autorités du pays potentiellement favorables au programme de
développement endogène du BGDSS telles que les ministres, les officiers
supérieurs et généraux de l’Armée, les députés du Parlement, les membres
influents du parti au pouvoir, les représentants des organisations
internationales pouvant soutenir le programme. L’organisation de présentation
officieuse des résultats de la recherche-action et la diffusion du résumé des
documents finaux apparaît comme des moyens d’attirer l’attention des
responsables, de les sensibiliser aux problèmes urgents du bloc géographique en
question et de les préparer à l’adoption d’une nouvelle politique ultime axée
sur le bloc géographique Djamdè, Sanda Afohou et Sanda Kagbanda.
Pour les hautes
personnalités politiques qui n’ont qu’un temps limité à consacrer aux résultats
de l’analyse des résultats de la recherche-action, il devient indispensable que
les conclusions de l’étude soient présentées de façon extrêmement claire et
concise. On utilise à cet effet des présentations schématiques, un résumé du
rapport de synthèse et des têtes de chapitre mettant en vedette les conclusions
majeures sous forme condensée.
3
– Calendrier prévisionnel d’exécution du projet
La
mission du groupe ou de l’équipe de recherche s’étalera sur six (6) ans et se
déroulera selon le tableau suivant.
Tableau 1 : Echéance prévisionnelle
4
– Les risques du programme du BGDSS
A part les crises subites
sanitaires, sociales, économiques ou politiques qui menacent la conduite des
programmes, parfois l’environnement peut porter préjudice à la conclusion et au
succès du présent programme. Si la définition du contenu de certains programmes
était de nature déclarative hier, parce que ces programmes n’avaient pas abouti
aux résultats escomptés, il faudrait rendre aujourd’hui l’approche du programme
du développement endogène du BGDSS beaucoup plus constitutive et moralement
contraignante liant le bloc géographique, la diaspora, les acteurs internes et
externes favorables à la cause.
L’élite d’une région a le choix entre abandonner les populations de son milieu d’origine dans la fatalité de reproduction socio-économique non vertueuse et l’audace d’inventer leur futur par l’innovation de programme ambitieux, mais réaliste et applicable.
ANNEXES
- Diverses
cartes
Source : Aléza Sohou/Faya Lémou, 2024.
-
Tableau de
données démographiques, superficies par préfecture et canton
|
N° |
Préfectures |
Superficie |
Taille de la population |
Canton |
Superficie |
Taille de la population |
||||
|
H |
F |
Total |
H |
F |
Total |
|||||
|
1 |
Kozah |
1 075 km2 |
141 188 |
142 550 |
283 738 |
Djamdè |
39 km2 |
1 825 |
142 550 |
3 778 |
|
2 |
Bassar |
3 620 Km² |
76 235 |
75 830 |
152 065 |
Sanda-Kagbanda |
5 234 |
5 408 |
10 642 |
|
|
Sanda-Afohou |
2 928 |
3 087 |
6 015 |
|||||||
Source : Annuaire statistique national, 2022.


.png%202.png)
.png3.png)
Commentaires
Enregistrer un commentaire